Inconduite sexuelle : la CSLF est prête à signaler les plaintes au ministère
La Commission scolaire de langue française (CSLF) de l’Île-du-Prince-Édouard se dit prête à signaler au ministère de l'Éducation et de la Petite Enfance les plaintes pour inconduite sexuelle qu'elle reçoit. Le gouvernement a adopté mercredi un projet de loi qui obligera les autorités scolaires à divulguer à la province le nombre d'allégations sur une base annuelle. Le directeur général de la CSLF, Ghislain Bernard, croit qu'il s'agit d'un changement positif pour son organisation. Ghislain Bernard, le directeur général de la Commission scolaire de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard, le 22 novembre 2023. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur En vertu du projet de loi de la cheffe intérimaire du Parti vert, Karla Bernard, la Direction des écoles publiques de langue anglaise et la CSLF devront signaler à la province le nombre d’allégations d'inconduite sexuelle par an. Ces rapports n’auront toutefois pas à identifier les personnes en cause. Les écoles de langue française devront mettre en place un mécanisme de signalement des plaintes qui n'identifie pas les plaignants ni les personnes visées, précise Ghislain Bernard. Pour le moment, les personnes qui entrent dans le milieu scolaire sont soumises à des vérifications d’antécédents criminels, peu importe leur rôle auprès des élèves. Depuis le mois de janvier, les employés des écoles de l'Île-du-Prince-Édouard doivent également suivre des formations obligatoires afin de reconnaître les signes d'inconduite et savoir comment les signaler aux autorités. En outre, il existe un système de plainte en cas d'incident présumé. Malgré tout, Ghislain Bernard dit que le dossier de Matthew Craswell l'a convaincu que des améliorations sont nécessaires pour mieux protéger les élèves dans les écoles insulaires. Le 29 avril 2025, l'ancien enseignant suppléant Matthew Craswell a plaidé coupable à des accusations de fabrication, de possession et de distribution de pornographie juvénile, ainsi qu’à une accusation de contacts sexuels sur une enfant. (Photo d'archives) Photo : Facebook / Matthew Craswell L'ancien enseignant suppléant a pu continuer à travailler pendant plusieurs mois dans des écoles de langue anglaise malgré des allégations d'attouchements sexuels. L'homme de 40 ans a récemment plaidé coupable à des accusations de fabrication, de possession et de distribution de pornographie juvénile, ainsi qu’à une accusation de contacts sexuels sur une enfant. Ghislain Bernard affirme que la CSLF a reçu une copie du projet de loi de Karla Bernard, mais qu'elle n'a pas eu le temps de l'analyser ni de proposer des changements avant l'adoption du texte par l'Assemblée législative. Le directeur général se dit tout de même satisfait de l'adoption rapide du projet de loi.Je pense que c’est une très bonne idée
, dit-il. Tout ce qu’on est capable de mettre en œuvre et qui nous aide à maintenir ou à renforcer la sécurité de nos jeunes, c’est quelque chose qui nous intéresse.

Certaines politiques déjà en place

Consultations limitées
La demande de consultation est venue très tard
, dit-il.On sait que [la session législative] se termine. On veut pas empêcher d’amener des changements qui vont être positifs
, insiste-t-il. Tout le monde est d’accord avec ce principe-là. On veut fermer n’importe quelle porte qui pourrait permettre aux prédateurs d'entrer dans le système [scolaire].
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